En janvier 2026, lors d’une épreuve de Coupe du Monde à Crans-Montana (Suisse), Lindsey Vonn a complètement rompu son ligament croisé antérieur (LCA) du genou gauche, blessure associée à des atteintes méniscales et des contusions osseuses.
Malgré cette lésion grave, la championne américaine s’est entraînée et a pris le départ de la descente des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, défiant les pronostics et suscitant des réactions partagées dans le monde du sport.
Lindsey Vonn : une rupture complète du LCA en pleine saison
Vonn elle-même a confirmé que son LCA était “complètement détruit à 100 %”, tout en réaffirmant sa détermination à concourir.
Son crash olympique ultérieur a entraîné une fracture complexe du tibia nécessitant plusieurs interventions chirurgicales, qu’elle a décrite comme un moment fort de sa carrière malgré la douleur et les risques encourus.
Peut-on réellement skier sans ligament croisé fonctionnel ?
Le ligament croisé antérieur est l’un des principaux stabilisateurs du genou. Il contrôle le glissement antérieur du tibia et la rotation du genou lors des changements de direction. Le ski alpin est un sport de pivot extrême, associant vitesse élevée, appuis puissants, virages serrés et réceptions de sauts.
Sans LCA fonctionnel, le genou devient mécaniquement instable, exposant le skieur à un risque accru de dérobement, de chute et de lésions secondaires.
Sans LCA fonctionnel, le genou perd une partie essentielle de sa stabilité rotatoire.
Pourquoi skier sans ligament croisé est dangereux ?
Même avec une préparation musculaire exceptionnelle, un ligament croisé rompu ne peut pas être totalement compensé. Les principaux risques sont l’instabilité chronique du genou, les lésions méniscales secondaires, les atteintes cartilagineuses et l’augmentation du risque d’arthrose précoce. Chez les sportifs amateurs, ces risques sont encore plus élevés.
Les principaux risques sont :
Instabilité chronique du genou
Sensation de dérobement
Lésions méniscales secondaires
Atteintes cartilagineuses
Risque accru d’arthrose précoce
Chez les skieurs amateurs, ces risques sont généralement plus importants que chez les sportifs professionnels bénéficiant d’un encadrement médical permanent.
Peut-on compenser un LCA rompu par le muscle ?
Le renforcement musculaire améliore la stabilité dynamique, mais il ne remplace pas la fonction ligamentaire.
Une genouillère peut apporter un soutien proprioceptif, mais elle ne restaure pas la stabilité biomécanique du genou.
Dans les sports dits « à pivot » comme le ski, le football ou le rugby, l’absence de LCA expose le genou à des contraintes rotatoires importantes.
Faut-il obligatoirement se faire opérer ?
La décision dépend de plusieurs facteurs :
- Âge du patient
- Niveau d’activité sportive
- Instabilité ressentie
- Présence de lésions associées
Chez un patient souhaitant reprendre un sport de pivot, la reconstruction du ligament croisé est fréquemment recommandée afin de limiter les lésions secondaires.
Vous pouvez consulter notre article détaillé sur
Chez un patient souhaitant reprendre un sport de pivot, la reconstruction du ligament croisé est fréquemment recommandée afin de limiter les lésions secondaires.
Vous pouvez consulter notre article détaillé sur les risques si on ne se fait pas opérer du ligament croisé antérieur.
Reprise du ski après une rupture du LCA : quels critères ?
La reprise sportive ne repose pas uniquement sur le délai écoulé.
Elle doit s’appuyer sur :
Une stabilité clinique satisfaisante
Une force musculaire symétrique
Une bonne proprioception
L’absence d’épisodes de dérobement
Nous détaillons ces critères dans notre article : Quand reprendre le sport après une rupture du LCA ?
Certaines personnes peuvent mener une vie quotidienne sans instabilité majeure.
En revanche, les sports impliquant des pivots rapides restent fortement déconseillés en cas d’instabilité persistante.
Lire également : Peut-on vivre normalement sans ligament croisé ?
Lindsey Vonn : un cas exceptionnel, pas un modèle à suivre
Lindsey Vonn est une athlète hors norme. Son choix de skier malgré une rupture du ligament croisé témoigne d’une détermination remarquable, mais il ne doit en aucun cas servir de référence pour les skieurs amateurs. Dans la majorité des cas, skier sans LCA fonctionnel expose le genou à des risques importants.
Conclusion
La rupture du ligament croisé antérieur est une blessure sérieuse qui nécessite une évaluation spécialisée. Avant toute reprise du ski ou d’un sport à pivot, un avis médical est indispensable afin de définir la stratégie thérapeutique la plus adaptée et de protéger durablement la santé du genou.
Sources & Références
Ce que disent nos articles sur la rupture du LCA
Cet article explique pourquoi la reprise du sport ne doit pas se baser uniquement sur le temps écoulé. Il détaille les critères médicaux indispensables avant de reprendre le ski : stabilité, force musculaire et proprioception
Il décrit les conséquences possibles d’un LCA rompu non traité, notamment l’instabilité chronique, les lésions méniscales répétées et le risque d’arthrose à long terme.
Cet article nuance la réponse selon le profil du patient et explique pourquoi les sports de pivot comme le ski sont fortement déconseillés sans ligament croisé fonctionnel.
Il insiste sur l’importance du renforcement musculaire, de la proprioception et de la gestion de la fatigue pour réduire le risque de blessure chez les skieurs.
Un article destiné à déconstruire les croyances fréquentes, comme l’idée qu’un bon niveau musculaire ou le port d’une genouillère suffirait à sécuriser le genou en ski.


